Fabulous migrants at St. Camillus Church in Farrelton, Quebec!

 

Martinets ramoneurs Farrelton, Qc – 22 juillet 2021

At sunset on July 21, 2021, more than 180 legendary chimney swifts entered the chimney of St-Camillus Church in Farrelton, Outaouais, to spend the night. Swifts use large chimneys as dormitories towards the end of July, before heading south to their wintering grounds.

Every spring, they make the reverse journey: arriving from the south, they spend several days in a group in their dormitory, break up into pairs and find a nesting site; they normally nest in the masonry chimneys that remain in our towns and villages (min. 2.5 bricks wide), and always in the same chimney.
Loss of habitat due to technological change

For many years now, we’ve been switching from oil heating to electric heating, and as a result, we’ve been eliminating our masonry chimneys (or inserting a metal lining or cap, making them either fatal for the bird or unusable). In 40 years, the chimney swift population has fallen by almost 95%.
There are many ways to save these fabulous birds:

by preserving our old masonry chimneys
avoiding metal caps (or removing them every spring before they arrive)
by carrying out chimney repairs between September 1 and May 1
participating in a chimney swift stewardship program (with RQO or SCF)
building a nesting box on a suitable site (precise plans are available)
talking to friends and family about this fabulous species
etc.

Watch the video of the swifts entering their dormitory in spring and autumn each year.
Thanks to Richard Lebel and Ghislaine Grenier for this superb video (21/07/21) and thanks to Mélanie Desaulniers for spotting the site!

Translated with DeepL.com (free version)

Les bornes antimoustiques – BAM

Les infos suivantes sont le résultat d’échanges avec des membres actifs dans la communauté de St-André-de-Kamouraska, dont un couple de citoyens qui portent le projet depuis ses début, soit Mme Francine Côté et _______ ainsi que des échanges avec avec le maire de la municipalité, M. Gervais Darisse (418 493-2085).

Capture d’écran, le 2021-02-23 à 08.00.54Municipalité de St-André-de-Kamouraska – source: http://www.standredekamouraska.ca/

  1. Territoire de St-André: la municipalité est située dans une zone inondable sur les basses terres du St-Laurent; elle est bordée au nord par des marais (côté fleuve) et est entourée de plusieurs terres agricoles qui comportent de nombreux fossés et boisés. Elle comptait, en 2020, 640 habitants.
  2. Pourquoi la municipalité a opté pour les BAM? En 2017, la municipalité a reçu une offre de traitements au Bti; la communauté, souhaitant minimiser ses impacts sur la nature, a explorer d’autres solutions et, après discussions, a opté pour un projet-pilote avec les BAM; ce qui a motivé ce choix : coûts et impacts environnementaux des BAM moindres que pour le Bti
  • Depuis 2017, une trentaine de bornes sont installées sur les terrains (privés et publics) de la municipalité
  • Bornes Qista (entreprise française)
  • Rayon d’action : 60 m (env. 200 pi.) et 120 m entre chaque borne (env. 394 pi.)
  • Saison de fonctionnement des bornes : du 15 mai au 15 septembre
  • Bornes étalées sur 1,5 km2 ceinturant le village
  • Efficacité, selon les citoyens : environ 80%
  1. Les BAM sont couplées à des stratégies complémentaires sur le terrain :
  • Réduction des mares d’eau et de l’eau stagnante dans les fossés pour éliminer lieux de pontes, soit 2 systèmes:
    • Barrage de terre pour contention des marées
    • Système de drainage mécanique des fossés vers le fleuve
  • Installation de nichoirs à hirondelles
  • Utilisation de plantes répulsives
  • Éducation/sensibilisation de la communauté
  1. Sélectivité: Les BAM sont très sélectives, elles n’attirent essentiellement que les moustiques et mouches noires femelles; de rares autres espèces sont parfois aspirées accidentellement lors d’un passage trop près d’une borne (estimation du nombre d’espèces accidentelles : env. 0,5%); aucun papillon ni abeille observé dans les pièges lors de la visite.  (voir en p.j. décompte des prises)
  2. Matériel requis
  • Borne
  • Accessoires :
    • Bouteille de recharge CO2 recyclée (remplacé aux 3 sem.)
    • Leurre moustique (remplacé aux 3 sem.)
    • Filtre à gaz
    • Filet de capture
    • Rallonge électrique
  1. Décompte des prises

Le couple Côté-Bodart a développé une méthode de décompte qu’ils ont testé maintes fois pour en arriver à une moyenne de 38 moustiques par ml. Ils mesurent le volume de moustiques en ml à l’aide d’un récipient gradué et multiplient par 38 pour obtenir le nombre de moustiques capturés.

  1. Tâches associées à l’utilisation des BAM et durée
  • Vider les filets de moustiques, en moyenne, 1 fois/sem. (filets chargés en début de saison + diminution progressive au cours de l’été.) Il faut compter 5 min. pour vider un filet. À St-André, un citoyen s’en charge bénévolement; estimation du temps requis = 4h hebdo (5 min. x 30 bornes = 2h30 min. + déplacements d’une borne à l’autre = 1h30)

Lorsque le citoyen quitte pour vacances, un employé municipal prend la relève.

  • Remplacer les bouteilles de recharge CO2 et les leurres[1] aux 3 sem. (Home Dépôt).

 

  1. Coûts estimés des BAM (données approximatives pour 2020)

 

  • Borne : environ 1600$ l’unité (conversion Euro des bornes Qista en 2021)

Nous ne disposons pas pour le moment des coûts locaux des consommables, mais voici les conversions Euro/ dollars canadiens :

 

  • À St-André, 30 bornes x 1600$ = 48 000$ + taxes[2] = 55, 200$ (fixe)
    • Bouteille de recharge CO2 recyclée = 125 $ x 6 remplacements = 750$/an
    • Leurre moustique = 40$ x 6 remplacements = 240$/an
    • Filtre à gaz = 34$/ an
    • Filet de capture = 11$/an
      • Total des consommables annuellement = 1,035 $ + taxes = 1190$
    • Rallonge électrique 110$ + taxes (fixe) 127$
  • + frais d’entretien des bornes estimés = 5000$/an
  • + salaire d’un employé à temps partiel (max. 10 h sem?) à 20$/h = 200$/sem pendant 18 sem = 3, 600$/an
  • Estimation frais fixes = 55,327$
  • Estimation frais renouvelables annuellement = 9790$ + frais d’électricité (5 à 8$ par an par borne)

Ainsi, selon ces estimations préliminaires, une fois les bornes payées, les frais de roulement des 30 bornes à St-André-de-Kamouraska seraient de moins de 15 000$/an. Dans ce contexte, les BAM coûte environ 1/10 du coût du Bti

  1. Coût estimé du Bti

Selon GDG, une entreprise qui traite au Bti au Québec, l’entreprise intervient habituellement sur moins de 2 % du territoire d’une ville, dans des endroits très précis.

Selon le MAMH, la superficie totale de Trois-Rivières est de 334,20 km2

334,20 km2 x 2 % = 6,68 km2

À Saint-André-de-Kamouraska, 30 bornes couvrent 1,5 km2

6,68 km2 / 1,5 km2 = 4,45 km2 x 30 = 133,6 bornes

Ainsi : 133,6 bornes x 2000 $ = 267 200 $ payables à chaque année.

Autres indicateurs :

Coût des traitements Bti à Gatineau pour l’année 2020 (7 districts sur 18) : 267 095$. (voir p.j. ci-dessous)

Coûts des traitements Bti à Trois-Rivières pour l’année 2020 (9 districts sur 14 dont 2 partiellement traités) :  près de 1,2 million.

Note : En dépit de nos demandes d’accès à l’information, nous ne disposons d’aucune info précise concernant les superficies traitées dans les municipalités du Québec.

Contrats

  1. Pertinence des BAM: Les BAM constituent selon nous une alternative de dernier recours et en remplacement du Bti et ce, pour des secteurs restreints en zone urbaine, dans le cas précis où la pression sociale exige une méthode de contrôle de la nuisance.

 

  1. Autres entreprises BAM :

Biogents (allemand) : utilise du CO2 (ou autre), en option. Ces bornes sont raccordées « en satellite » et il est possible de distribuer le CO2 à partir d’une unité centrale et des tubulures relient chaque borne.  Rayon d’action : de 100 à 600 m2

Mosquito Magnet (USA), aurait un rayon d’action de 4000 m2. Fonctionne également avec l’octenol. Utilise du CO2 issu de la combustion du propane. Il s’agit donc de CO2 généré et non recyclé.

  1. Info supplémentaire :

 

Vidéo St-André-de-Kamouraska 

Vidéo témoignage d’une représentant du maire en Camargue 

 

 

[1] Les leurres sont des capsules d’octenol.(Octen-3-ol); l’octenol est produit naturellement par les plantes et dans le cas de Saint-André, il s’agit de champignons. L’octénol est également produit par certains animaux (phéromone et kairomone ) qui se nourrissent essentiellement de matière végétale. Une alternative à l’octenol est l’acide lactique, qu’on peut  fabriquer notamment avec du chou fermenté. Aucune odeur perçue par les leurres.

 

[2] Taxes arrondies à 15%

WEBINAIRE SUR LE BTI

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Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata). Les libellules se nourrissent de chironomes et de moustiques.Êtes
Le grand public de Gatineau est invité à un webinaire d’intérêt sur un insecticide méconnu : le Bti (Bacillus thurengiensis israelensis).

Quand? Mardi le 16 juin 2020 à 19h00 (sur Zoom).

Trois citoyens et ornithologues de l’Outaouais se sont penchés sur cette bactérie utilisée comme insecticide à Gatineau depuis 25 ans. Ils vous offriront une nouvelle perspective de ce dossier, présenteront ses impacts connus sur la biodiversité et en aborderont les principaux enjeux. Des infos basées exclusivement sur des études indépendantes afin d’appuyer une prise de décisions éclairées par rapport à cette pratique de plus en plus controversées dans les villes du Québec.

Vos trois présentateurs:
  • Claude Martineau, guide-naturaliste
  • Diane Paré, technicienne de la faune retraitée
  • Claire Charron, enseignante formée en environnement

Ce webinaire est une initiative de l’APEL (l’Association pour l’environnement du quartier de Limbour).

Pour assister à ce webinaire, envoyez un courriel à ___ et nous vous enverrons l’invitation Zoom.

Bienvenue à tous les citoyens dans la communauté!

Références

Remarque : Plusieurs des références sont directement intégrées au document par hyperliens.
Allgeier, S., Frombold, B., Mingo, V. and C.A. Brṻhl, 2018. European common frog Rana temporaria (Anura:Ranidae) larvae show subcellular responses underfield-relevant Bacillus thuringiensis var.israelensis (Bti) exposure levels. Environmental research 162, 271-279
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29407758 Allgeier, S., Kästel, A. et Brühl, C.A., 2019. Adverse effects of mosquito control using Bacillus thuringiensis var. israelensis: Reduced chironomid abundances in mesocosm, semi-field and field studies. Ecotoxicol. Environ. Saf.169: 786-796. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30597777 “Considering the currently discussed worldwide insect decline we recommend a rethinking of the usage of the biocide Bti, and to prevent its ongoing application especially in nature protection reserves to enhance ecological resilience and to prevent boosting the current biodiversity loss.” Or, un autre aspect préoccupant dans ce dossier, c’est que le grand public est mal informé croit, à tort, que ce biocide ne détruit que les moustiques et les mouches noires. ” “Abundance reductions occurred independently of the ecological complexity in the study design in artificial mesocosms as well as realistic field conditions. The considerable reduction of the abundant non-target chironomids along with mosquitoes may subsequently lead to unwanted indirect negative effects for birds, bats and other aquatic organisms feeding on midges. Hence, large-scale applications of Bti for mosquito control in seasonal wetlands should be considered more carefully. This is of special importance when these wetlands are parts of national parks, nature reserves or Natura 2000 sites that were created for the protection of nature and environmental health. ” Allgeier, S., Friedrich, A., Brühl, C.A., 2019. Mosquitoe control based on Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) interrups artificial wetland food chains. Science of The Total Environement, Volume 686, 10 October 2019, Pages 1173-1184.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969719324118

( L’article complet est disponible en PDF)
“The biocide Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) has become the most commonly used larvicide to control mosquitoes in seasonal wetlands. Although Bti is considered non-toxic to most aquatic organisms, the non-biting chironomids show high susceptibilities towards Bti. As chironomids are a key element in wetland food webs, major declines in their abundance could lead to indirect effects that may be passed through aquatic and terrestrial food chains. We conducted two mesocosm experiments to address this hypothesis by assessing direct and indirect effects of Bti-modified availability of macroinvertebrate and zooplankton food resources on the predatory larvae of palmate and smooth newts (Urodelans: Lissotriton helveticus, Lissotriton vulgaris). We examined newt survival rates and dietary composition bymeans of stable isotope (δ15Nandδ13C) analysis in the presence of Bti treatment and a predator (Odonata: Aeshna cyanea). We assessed palmate newts’ body size at and time to metamorphosis while developing in Bti treated mesocosms. Chironomid larvae were the most severely affected aquatic invertebrates in all Bti treated food chains and experienced abundance reductions by
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50 to 87%.Moreover, stable isotope analysis revealed that chironomids were preferred over other invertebrates and comprised the major part in newts’ diet (56%) regardless of their availability. The dragonfly A. cyanea decreased survival of newt larvae by 27% in Bti treated mesocosms showing affected chironomid abundances. Increasing intraguild predation is most likely favored by the Bti-induced reduction of alternative prey such as chironomid larvae. The decreased food availability after Bti treatment led to slightly smaller L. helveticus metamorphs while their developmental time was not affected. Our findings highlight the crucial role of chironomids in the food webs of freshwater ecosystems. We are also emphasizing the importance of reconsidering human-induced indirect effects of mosquito control on valuable wetland ecosystems particularly in the context of worldwide amphibian and insect declines”. Anderson, Caroline, 4 novembre 2013. DocBébitte. Chironomes, maîtres des eaux.
Boisvert, Mario & Boisvert, Jacques, Effects of Bacillus thuringiensis var. israelensis on Target and Nontarget Organisms: A Review of Laboratory and Field Experiments, Journal of Biocontrol Science and Technology, vol.10, 2000-Issue 5. https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/095831500750016361
“Some studies show that some NTO are affected either by single or repeated Bti treatments. Very few studies have continued over many consecutive years. Boisvert and Boisvert (1999) also found that Bti crystals could be adsorbed rapidly onto vegetation and remain very toxic for 22 weeks. Despite treatments at recommended dosages or higher `overdosage ’ conditions, some adverse effects have been demonstrated among major groups of aquatic invertebrates living in the same aquatic environments as mosquito and black fly larvae. The `formulation additives’ or `inert ingredients’ (emulsifers, dispersants, antimicrobial agents etc.) added to crystals, spores and vegetative cells to make a formulation could have a direct effect on nontarget organisms. (Ce dernier détail en fait un produit qui n’est plus biologique, puisque nous ne savons pas ce que l’industrie y rajoute). They also observed that the growth of two species of green algae (Closterium sp. and Chlorella sp.) was greatly reduced (90± 99% reduction) during that period when compared to control basins. Apart from Chironomidae, seven other dipteran families with different feeding behaviour were affected by Bti. It should be remembered that some terrestrial Lepidopteran species can be affected by high dosages of Bti. There was limited evidence that suggested the reduction in black fly populations in response to Bti treatments, may have cascaded through the food web and negatively influenced the fish assemblages in the treatment zone of the Susquehanna River. A rare long-term study in wetlands has shown significant dramatic effects on diversity indices which involve NTO but only after three years of repeated treatments”.
Boisvert, Jacques, Lacoursière, Jean O., 2004. Le Bacillus thuringiensis israelensis et le contrôle
des insectes piqueurs au Québec, Québec, ministère de l’Environnement, Envirodoq no ENV/2004/0278, 101 p., document préparé par l’Université du Québec à Trois-Rivières pour le ministère de l’Environnement du Québec. http://www.environnement.gouv.qc.ca/pesticides/virus-nil/bti/bti.pdf
Boyer, S. Tilquin, M. and P.Ravanel, 2007. Differential sensitivity to Bacillus thuringiensis var.israelensis and temephos in field mosquito populations of Ochlerotatus cataphylla (diptera;culicidae) toward resistance ? Environ. Toxicol. Chem. 26, 157-162

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17269473

Bti, science et le principe de précaution.
C. Charron, D. Paré et C. Martineau, Janvier 2020, Gatineau (Qc).
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Colbrun, E.A., Weeks, S.C. et S.K. Reed, 2007. Diversity and Ecology of Vernal Pool Invertebrates. https://blogs.uakron.edu/weeks/files/2016/01/Colburn-et-al-Vernal-Pools-Book-Chapter.pdf
“All of the affected insects are important components of the food web, and removing them can have potentially wide-ranging, unintended ecosystem effects”
Conférence sur le Bti, Brigitte Poulin, Montréal, 5 juin 2019 :

https://www.facebook.com/naturequebec/videos/2018526161589516/

CSPNB, 2012. Avis du Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité sur lʼemploi du Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) dans la lutte de ‘’confort ‘’contre les moustiques ‘’nuisants’’ et non vecteurs. Mémoire présenté par le groupe NON AU Bti (Citoyens de Labelle) à la commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles Dans le cadre du Mandat d’initiative – Examiner les impacts des pesticides sur la santé publique et l’environnement, ainsi que les pratiques de remplacement innovantes disponibles et à venir dans le secteur de l’agriculture et de l’alimentation, et ce en reconnaissance de la complexité du secteur agroalimentaire québécois.
046M_046M_Groupe_de_citoyens_de_Labelle PDF sur le site de l’Assemblée nationale du Québec
Duchet, C. Tetreau, G., Albane, M., Rey, D. Besnard G., Perrin Y., Paris, M. David, J.P. Lagneau, C. and L. Després, 2014. Persistence and recycling of bioinsecticidal Bacillus thuringiensis var.israelensis spores in contrasting environments : evidence from field monitoring and laboratory experiments. Microbial ecology, 67, 576-586

https://www.researchgate.net/publication/259630519_Persistence_and_Recycling_of_Bioinsecticidal_Bacillus_thuringiensis_subsp_israelensis_Spores_in_Contrasting_Environments_Evidence_from_Field_Monitoring_and_Laboratory_Experiments

Duchet, C., Franquet, E., Lagadic, L. andC. Lagneau, 2015. Effects of Bacillus thuringiensis var.israelensis and spinosad on adult emergence of the non-biting midges Polypedilum nubifer (Skuse) and Tanytarsus curticornis Kieffer (Diptera : Chironomidae) in coastal wetlands. Ecotoxicology and Environmental Safety 115, 272-278 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25728359
Ducks Unlimited. Insects on Call – Conserving Canada’s Wetlands

https://www.ducks.ca/stories/grassroots/insects-on-call/

Ducrocq, Julie, 10 juin, 2019. Institut national de santé publique du Québec. Virus du Nil occidental 2018 : année record pour le Québec, Journal Le Soleil.
Ecotec, L’industrie faunique comme moteur économique régional, juin 2014.

https://mffp.gouv.qc.ca/publications/faune/statistiques/industrie-faunique-moteur-economique-regional.pdf

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Équipe de rétablissement de la Rainette faux-grillon de l’Ouest du Québec, 2019. Plan de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) 2019-2029, produit pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Direction générale de la gestion de la faune et des habitats. 65 p.

https://mffp.gouv.qc.ca/documents/faune/PL_retablissement_Rainette_faux_grillon_2019-2029.pdf

« La santé des populations de l’espèce en regard de contaminants devra être documentée. Les effets du Bacillus thuringiensis israelensis (BTI) sur la physiologie et l’écologie de l’espèce devront être étudiés ».
Gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada, 2014. Enquête canadienne sur la nature 2012: connaissances, participation et dépenses liées aux activités récréatives, de conservation et de subsistance axées sur la nature. Ottawa (Ontario), Conseils canadiens des ministres des ressources. http://biodivcanada.ca/2A0569A9-77BE-4E16-B2A4COa64C2B9843/rapportEnqueteCdnSurLaNature 2012%28opt_accessible%29.pdf
Jacob, C and B. Poulin, 2016. Indirect effects of mosquito control using Bti on dragonflies ans damselflies (Odonata) in the Camargue. Insect Conservation and Diversity 9, 161-169 https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/icad.12155
Kästel, Anna et al., 2017. Decreasing Bacillus thuringiensis israelensis sensitivity of Chironomus riparius larvae with age indicates potential environmental risk for mosquito control, Scientific Reports.
Kästel, Anna, Allgeier, Stefanie & Brühl, Carsten, A. 2017. Decreasing Bacillus Thuringiensis Israelensis sensivity of Chironomus riparius larvae with age indicate potential environmental risk for mosquitoe control, Scientific Reports, Volume 7, Article No 13565. https://www.nature.com/articles/s41598-017-14019-2
Lagadic, L., Schäfer, R.B. Roucaute, M., Szὂcs, E., Chouin, S., de Maupeou, J., Duchet, C.,Franquet, E., Le Hunsec, B., Bertrand,C., Fayolle, S., Francés, B., Rozier, Y., Foussadier, R.,Santoni, J.B., et C. Lagneau, 2016. No association between the use of BTI for mosquito control and the dynamics of non target aquatic invertebrates in French coastal and continental wetlands. Science of the Total Environment 553, 486-494. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26930319
Lévesques, Kathleen, 30 mai, 2017. Vers un été noir de moustiques, La Presse.
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Mazzacano, C. et S.H. Black, 2013. Ecologically Sound Mosquito Management in Wetlands. An Overview of Mosquito Control Practices, the Risks, Benefits, and Nontarget Impacts, and Recommendations on Effective Practices that Control Mosquitoes, Reduce Pesticide Use, and Protect Wetlands. The Xerces Society for Invertebrate Conservation, Portland, OR. 63 p. https://www.academia.edu/35112273/Mazzacano_2013_Mosquito_management_guidelines
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“Biopesticides such as Bti are highly toxic to true flies (Diptera), which includes a variety of organisms that comprise a large proportion of the animal biomass are an important food source for aquatic invertebrates, fish, amphibians, bats, waterfowl, wading birds and some passerine birds in wetlands such as non-biting midges, shore flies, and gnats. Widespread and repeated Bti applications thus have the potential to severely disrupt local food webs and change wetland community composition.”
Paris, Margot, 2010. Évolution de la résistance au bactério-insecticide Bti chez les moustiques, p. 239.
Poulin, Brigitte et al, 2013. Rapport final sur le suivi scientifique annuel mené en 2012 en parallèle aux opérations de démoustication au Bti sur le périmètre du Parc Naturel Régional de Camargue. http://www.parccamargue.fr/getlibrarypublicfile.php/d1b9f310e594f7d316943bc71a53633d/parc-camargue/_/collection_library_fr/201600024/0001/Rapport_suivis_Bti_2014.pdf
Riopel, Alexis, juillet 2019. La déchéance des insectes. Québec-Science.

https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/la-decheance-des-insectes/

Sanchez-Bayo, F., Wyckhuys, K.A.G., avril 2019. Worldwide decline of the entomofauna : A review of its drivers, Science Direct, Biological Conservation, Volume 232, Pages 8-27.
Santé Canada, 2013. Fiche technique sur le Bti- Bacillus thuringiensis var.israelensis (Bti); https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/ rapports-publications/pesticides-lutte-antiparasitaire/fiches-renseignements-autres-ressources/ bacillus-thuringiensis-variete-israelensis.html
Sekercioglu, H.C., 2017. Analysis : The economical value of birds. The Cornell Lab of ornithology-All about birds. https://www.allaboutbirds.org/analysis-the-economic-value-of-birds/
Sirinathsinghji, E., 2016. Commercial Formulations of Bt Toxins Lethal to Amphibians. ISIS Pesticides Santé. The Institute of Science in Society, France.
http://www.i-sis.org.uk/Commercial_Formulations_of_Bt_Toxins_Lethal_to_Amphibians.php “A new study finds that commercial formulations of a Bacillus thuringiensis (Bt) subtype, Bacillus thuringiensis subsp. israelensis (Bti) is toxic to tadpoles of an Argentinian species of frog at environmentally relevant concentrations. This work highlights the falsity of the claim that Bt is specific to target organisms and thus benign to non-target organisms. A recent study also questions the claim that Bti products do not persist in the environment, with their proliferation being detected on leaf litter in the French Alps that were closely related to commercial but not natural strains”. Société Radio-Canada, Léouzon, Roxanne, 14 juillet, 2019. Faune et Flore. Le plus grand refuge faunique en voie d’être créé en Outaouais.
Société Radio-Canada, Deschênes, Jean-François, 30 mars 2019. ICI Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Chasse et Pêche, Vers une diminution du nombre de truites mouchetées pêchées en Gaspésie. Société Radio-Canada, Lévesque-Boucher, Jérôme, 2017. ICI Bas-Saint-Laurent, Environnement, Une municipalité s’attaque aux moustiques.
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Tour du Valaat, 1954-2014, 60 ans d’engagement pour les zones humides et les hommes, Centre de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes. https://www.ramsar.org/sites/default/files/tourduvalat_60_ans.pdf
University of Illinois, 2004. Wetlands and Mosquitoes, Home Horts Hints, Yard and Garden Use for Northen Illinois.
Wolfram, G., Wenzl, P. and H. Jerrentrup, 2018. A multi- year study following BACI design reveals no shorterm impact of BTi on chironomids (Diptera) in a floodplain in Eastern Austria. Eviron. Monit. Assess, 190-709 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30413967

Nos demandes

Nous demandons ce qui suit :
✓ Que la Ville de Gatineau applique le principe de précaution et, de ce fait, qu’elle instaure, préalablement à toute forme de consultation publique, un moratoire sur la pulvérisation du Bti sur son territoire jusqu’à ce que son service de l’environnement produise et dépose un rapport objectif complet sur les dernières données de la science par rapport aux impacts environnementaux et économiques du Bti au Québec.
✓ Que le gouvernement du Québec commande des recherches indépendantes par rapport à l’impact du Bti sur l’intégrité des habitats naturels, sur les écosystèmes et sur la biodiversité dans le contexte actuel du déclin généralisé des espèces.
✓ Que le gouvernement du Québec réglemente adéquatement l’industrie, le cas échéant, en imposant des doses plafond (le produit devrait être vendu déjà dilué), un nombre limité d’applications et que des recherches sur les additifs ou adjuvants soient entreprises.
✓ Que les gouvernements municipal et provincial informent adéquatement le public sur le Bti.
✓ Que le gouvernement du Québec interdise formellement toute pulvérisation dans des zones de conservation de milieux naturels et des aires de concentration d’oiseaux aquatiques.
✓ Que les gouvernements municipal et provincial encouragent la saine gestion de nos milieux humides afin d’en optimiser les services écosystémiques.
✓ Que les gouvernements municipal et provincial protègent l’intégrité de nos milieux humides en appliquant les lois conçues à cet effet.

Séries de questions 1

  1. Puisqu’on n’a jamais trouvé de Bti dans le sol du Québec à l’état naturel, on ne peut exclure la possibilité que le Bti n’existait pas chez nous avant qu’on l’utilise; quels sont les impacts potentiels d’une nouvelle bactérie introduite dans un milieu et son interaction avec les divers organismes y vivant ?

2.Est-ce que la bactérie se reproduit et dans quels milieux?

  1. Quelle quantité de Bti est pulvérisée chaque année au Québec, depuis quand, où précisément et à quel intervalle durant une année complète?
  2. Quel est l’impact de fortes pluies sur le taux d’efficacité du produit?
  3. Quel est l’impact du Bti sur la terre ferme? (faune, sols, sources d’eau potable, etc.)?
  4. Sachant que le Bti s’accumule dans les sédiments et demeure actif, comment quantifier le dommage potentiel aux autres larves d’insectes dans les plans d’eau?

Bti, science et principe de précaution – en bref

Val-des-Bois, comté de Papineau, Outaouais – D’abord, ne pas nuire

 

À noter que les extraits de couleur mènent à des références.

1. Qu’est-ce que le Bti?
2. Comment agit-il?
3. Le Bti, pas aussi sélectif qu’on le dit
4. Pourquoi on utilise le Bti?
5. Ses impacts sur l’environnement et l’économie
6. Système d’obtention des permis pour pulvérisation au Québec
7. Habitats aviaires plus menacés que jamais
8. Solutions de rechange
9. Le principe de précaution

1. Qu’est-ce que le Bti?
Le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) est une bactérie vivant naturellement dans les sols de plus de 15 pays. Au Québec, malgré que le Bti n’ait pas été répertorié officiellement jusqu’à ce jour, on croit qu’il constitue une partie de la flore microbienne normale. Depuis sa découverte en Israël dans les années 70, on reproduit cette bactérie en laboratoire pour lutter contre les moustiques et les mouches noires. Le Bti est pulvérisé dans les lacs, les cours d’eau et les milieux humides. Dans les années 90, 200 tonnes de Bti ont été épandues dans le monde. En 2017, on a pulvérisé du Bti dans une soixantaine de municipalités au Québec.

Questions:

  • Puisqu’on n’a jamais trouvé de Bti dans le sol du Québec à l’état naturel, on ne peut exclure la possibilité que le Bti n’existait pas chez nous avant qu’on l’utilise; quel sont les impacts potentiels d’une nouvelle bactérie introduite dans un milieu et son interaction avec les divers organismes y vivant?
  • Est-ce que la bactérie se reproduit et dans quels milieux?
  • Quelle quantité de Bti est pulvérisée chaque année au Québec, depuis quand, où précisément et à quelle intervalle durant une année complète?
    • Où est-ce qu’on pulvérise du Bti à Gatineau précisément?
    • Les auteurs ont posé cette question à la Ville de Gatineau en ___ 2019 et sont, au moment d’écrire ce mémoire, toujours en attente d’une réponse claire.

2. Comment agit-il?
Les tests effectués sur diverses variétés de larves de moustiques et de mouches noires ont démontré ceci: la bactérie Bti sécrète des cristaux dans les plans d’eau. Lorsque les larves de moustiques  et de mouches noires (toutes les espèces de moustiques et de mouches noires) se nourrissent dans les marais et autres milieux humides, elles absorbent ces cristaux qui perforent leur tube digestif; les larves cessent alors de s’alimenter et meurent au bout de quelques jours. Selon Jacques Boisvert, microbiologiste et professeur retraité de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), il existerait 57 espèces de moustique recensées au Québec. De ce nombre, sept ou huit espèces seulement seraient des insectes piqueurs.

Questions:

  • Quelle quantité de Bti est pulvérisée sur la terre ferme au Québec et pour quelles raisons?
  • Quel est l’impact du Bti sur la terre ferme? (faune, sols, sources d’eau potable, etc.)?
  • Des 57 espèces de moustiques du Québec, combien d’espèces peut-on trouver dans les secteurs pulvérisés?
  • Si seulement 8 espèces de moustiques sur 57 piquent, est-ce qu’on se trouve à détruire, avec le Bti, une majorité d’insectes non piqueurs, y compris les chironomes?
  • Quelle quantité de biomasse renouvelable perdue cela représente-t-il pour nourrir la faune?
      • Quels impacts cette perte en biomasse cela pourrait-il représenter sur les écosystèmes à chaque année?

    Le Bti aurait un taux d’efficacité à plus de 90%.

Questions:

  • Quel est l’impact de fortes pluies sur ce taux?
  • L’émulsifiant utilisé dans la formule du produit Bti (pour en accroître l’efficacité) pouvant couper les échanges gazeux à la surface de l’eau; quel impact cela a-t-il sur la vie dans les plans d’eau? Est-ce que le taux d’O2 en est affecté?
  • Le secret commercial protège le fabriquant de la formule du Bti synthétisé; qui connaît cette formule, la composition et la quantité de l’émulsifiant et son impact sur les milieux?

Le Bti peut persister dans une zone traitée plusieurs mois, voire des années et il peut être transporté sur d’autres sites accidentellement; à ce titre, consulter la présente étude au chapitre portant le titre suivant: La Rémanence du Bti dans l’environnement, p. 239.

Questions:

  • Sachant que le Bti s’accumule dans les sédiments (à l’abri du gel et du lessivage printanier) et demeure actif, sachant également que tout part de la zone benthique dans ces écosystèmes, comment quantifier le dommage potentiel aux populations larvaires?

3. Le Bti, pas aussi sélectif qu’on le dit

Contrairement à ce qu’on peut lire dans la documentation générale  encore aujourd’hui, on sait maintenant que le Bti détruit un autre diptère: les chironomes. Les chironomes (ou vers de vase), sont encore plus nombreux dans nos milieux humides que les moustiques et les mouches noires et ils se trouvent à la base de la chaîne alimentaire dans nos milieux humides. Par ailleurs, les chironomes sont des insectes qui ne piquent pas. Le Bti détruit donc également des insectes qui ne nuisent à personne et nourrissent de nombreuses espèces. On trouve, entre autres, d’énormes quantités de chironomes dans l’estomac de nos truites mouchées.

Questions:

      • Que signifie sélectif véritablement? Est-ce que ce terme ne devrait pas également englober toutes les espèces qui souffent ou disparaissent en raison de l’impact  indirect du Bti? Que la disparition d’individus soit directe ou indirecte, quelle différence sur le constat final?

4. Pourquoi on utilise le Bti?
Partout au Québec, on utilise ce pesticide pour ne pas être incommodé par les moustiques et les mouches noires. Il s’agit strictement d’une démoustication de confort. Également, le grand public croit, à tort, que ce biocide est sans danger aucun (en dehors des mouches et des mouches noires).

Virus du Nil occidental et contrôle des moustiques – utilité non démontrée

chiffres liés aux décès au Canada liés à l’influenza vs VNO : pas d’épidémie actuellement + danger de faire contrôle par crainte de maladie car développement de la résistance chez les organismes ciblés.

28 Québécois meurent à cause du tabac chaque jour

Si urgence: lutte antivectorielle intégrée

Question:

  • Est-ce que l’État n’a pas le devoir de se pencher sur les faits et, à partir de ces derniers, prendre les décisions pour le bien de tous?

5. Ses impacts environnementaux et économiques


a) Impacts environnementaux

Pour connaître les impacts d’un produit sur un milieu, il est essentiel de réaliser des recherches en comparant des zones témoins vs des zones impactées. Depuis qu’on utilise du Bti au Québec (+ de 30 ans??), aucune telle étude n’a encore jamais été réalisée chez nous. Par contre, en raison d’interrogations qui vont croissantes un peu partout dans le monde, de telles études (qui s’étalent sur plus de 12 ans) ont été réalisées, notamment, en France.

Selon ces études, contrairement à ce qui est véhiculé dans les documents canadiens et québécois sur l’utilisation du Bti, ce biocide a un impact négatif sans équivoque sur la vie des milieux touchés. Les études françaises démontrent que l’utilisation du Bti affecte la biodiversité via la chaîne trophique. Certaines espèces se nourrissent des larves de chironomes, de moustiques et de mouches noires (ainsi que de ces insectes au stade adulte) depuis des millénaires et sont forcés, après pulvérisation de Bti, de trouver d’autres sources de nourriture.

Résumé Rapport de 2019 sur impact Bti sur chaîne trophique dans milieux humides en raison d’impact sur chironomes.

Voici par ex. un extrait du rapport de Brigitte Poulin et al. par rapport au chironomes:

Les chironomes sont très importants dans l’alimentation de plusieurs organismes. La décroissance de leurs populations affecte non seulement les hirondelles, mais aussi les libellules, les araignées, d’autres oiseaux et les chauve-souris en raison du manque de nourriture ou de la modification de leur régime alimentaire. (Synthèse de l’information dur l’utilisation du Bti, OBV des rivière Rouge, Petite-nation et Saumon, août 2015)

Voici les conclusions de ces études sur 12 ans :

Voici des données tirées de la conférence de Brigitte Poulin donnée à Montréal (Qc), le 5  juin 2019 pour les sites traités au Bti en Camargue (France):

  • Relation linéaires entre invertébrés et oiseaux: si diminution de 1/3 des invertébrés = diminition de 1/3 des oiseaux
  • Perte de 1 poussin sur 3 (succès reproducteur).
  • Diminition de 50% des libellules ( consomment des larves de moustiques et des chironomes)
  • Une baisse significative des chironomes adultes dans les sites traitées.
  • Une baisse significative et croissante du nombre d’espèces et l’abondance des libellules sur les sites traités.
  • Une diminution significative de plusieurs espèces d’oiseaux associées aux milieux traités (alouette des champs, bergeronnette printanière, foulque macroule, canards colvert et chipeau, grèbes, huîtrier pie) qui coïncide avec la période de mise en oeuvre des opérations de démoustication.
    • Exemples de baisse de populations observées: Colverts: – 33%  Foulques: – 66%  Canards chipeaux: – 48%
  • La persistance d’un impact sur les invertébrés vivant dans les marais où la pulvérisation a été interrompue en 2012.
  • La non accoutumance des oiseaux d’eau à la pulvérisation aérienne, après 6 ans de traitement (effrayés par les avions, les oiseaux ne reviennent plus aux sites traités).
  • Même avec le contrôle des insectes piqueurs, le sentiment de nuisance demeure chez ceux qui s’en plaignent

Chironomes extrait: « Les chironomes jouent un rôle particulièrement important dans les écosystèmes aquatiques. Comme ils sont fort abondants, ils constituent une source de nourriture considérable à la base des chaînes alimentaires. Ils entrent dans l’alimentation de nombreux organismes, vertébrés ou non. Les larves et les nymphes forment notamment une grande partie du régime de multiples espèces de poissons ».

 

Il s’agit de la première démonstration d’un effet marqué du Bti sur la faune non cible. Ces effets sont même plus importants que ceux généralement rapportés pour des insecticides chimiques pourtant beaucoup plus toxiques et moins sélectifs que le Bti. Même s’il n’affecte pas directement les oiseaux, la réduction de proies abondantes et essentielles à leur reproduction a des répercussions significatives sur leur abondance et survie. La littérature sur l’usage du Bti est encore largement limitée à son efficacité et à ses effets directs sur la faune non-cible. Espérons que les résultats de cette étude motiveront la communauté scientifique à se pencher sur la quantification de ses impacts indirects, susceptibles d’être importants également sur d’autres sites protégés.

Brigitte POULIN, PhD
Chef département Ecosystèmes

Tour du Valat
Centre de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes Le Sambuc – 13 200 Arles – France

b) Impacts économiques  – à venir

https://www.canr.msu.edu/news/a_unique_insect_that_feeds_both_great_lakes_fish_and_birds

https://www.gofishbc.com/Blog/Fishing-Tips/Chironomids-Everything-you-need-to-know.aspx

GDG, depuis juillet 2019, n’est plus un entreprise québécoise

6. Système d’obtention des permis et pulvérisation au Québec

En France, contrairement au Québec, le contrôle des moustiques se fait par un établissement public.

(GDG environnement, une entreprise basée à Trois-Rivières)

ébauche – À Gatineau, par ex: Le lien suivant mène à la carte où l’on fait l’épandange de Bti à Gatineau, d’avril à septembre. Le périmètres circonscrit de lignes pointillées mauves fait référence à la zone totale pulvérisée et inclut tous les plans d’eau situés à l’intérieur dudit périmètre; la zone hachurée à l’intérieur de ce périmètre (appelée zone de protection) correspond, quant à elle, à la zone où le traitement « doit être efficace ». C’est la zone regroupant les citoyens qui payent pour ce traitement. La ville a permis qu’on élargisse la zone totale de traitement pour éviter que les moustiques des zones environnantes ( i.e., les marais) deviennent une « nuisance » dans la zone dite de protection:

Zones humides le long de la 148 sur lesquelles on épand du Bti à Gatineau: la baie McLaurin, les marais des Laîches et aux Grenouillettes de même que tous les petits milieux humides à l’intérieur de la zone de traitement ( n’inclut pas la baie Clément ni le lac Carpentier).

7. Habitats aviaires plus menacés que jamais ou l’importance de la santé des marais – ébauche

https://quebecoiseaux.org/index.php/fr/?option=com_content&view=article&id=562&Itemid=342

Insectes et canards intimement liés

8. Solutions

 

a) Les pièges à CO2Un exemple au Québec

avec pièges, réduction de la nuisance d’environ 70% et plus selon les espèces

Changer de stratégie : plutôt que de tuer les larves de moustiques dans les espaces naturels, affectant l’ensemble de la biocénose, laissons les éclore et protégeons les zones habitées contre les moustiques adultes. Des pièges fonctionnant au gaz propane, sans odeur, propres et silencieux, ne dégageant pas plus de CO2 qu’un humain au repos pourraient être disposés dans les villages, intégrés au mobilier urbain. Ces pièges ont l’avantage de réduire la gêne là où elle est ressentie sans affecter le fonctionnement des écosystèmes naturels et seraient beaucoup moins coûteux pour la collectivité que le traitement au Bti.

L’absence d’impact d’un piège à CO2 sur une colonie d’hirondelles des fenêtres (après examen du régime alimentaire des poussins).(BP)

Mais, il y a mieux.

b) Les marais au service du contrôle des moustiques

En travaillant non pas contre mais avec la nature, on risque d’avoir de bien meilleurs résultats et, cela, à bien moindre coût. Il ne s’agit pas de tenter de contrôler les populations de moustiques et de mouches noires, mais bien de reconnaître le rôle essentiel que ces insectes jouent comme support à la vie. La restauration des milieux humides demeure ce qu’il y a de plus efficace et de plus sain à la fois pour la vie animale et humaine. Des milieux humides sains assurent un équilibre entre les populations d’insectes, d’oiseaux, de grenouilles, etc.

Le Bti est insidieux: il élimine, en les affamant (de façon indirecte), une grande part des prédateurs des insectes piqueurs d’un milieu (oiseaux, grenouille, tortues, chauves-souris, libellules, etc) et ainsi, il faut pulvériser davantage et ce, en réduisant toujours plus, les services que nous rendaient la nature gratuitement avant la pulvérisation.

Voici un rapport rigoureux sur le rôle essentiel des moustiques dans les zones humides.

L’État du Missouri souligne les remarquables résultats obtenus dans le comté d’Essex où on a restauré 1 500 ha de milieux humides et on explique comment, au contraire, les marais aident à réduire les population de moustiques.

9. Le principe de précaution

Dans les circonstances…

Il est de la responsabilité de ceux qui font la pulvérisation de démontrer qu’il n’y a pas d’impact aux plans économiques et environnementaux.

Attention de ne pas faire payer notre patrimoine naturel en sombrant dans le politique

 Déclin actuel des insectes:

So just how dire is the situation for insects? Ultimately, while it’s concerning, “we don’t really have the information yet to answer [that] question,” Wagner says. That’s mainly due to a lack of long-term studies, but insect abundance is also tough to study. Many of these animals have boom-or-bust life cycles, which can take advantage of prime conditions to explode. However, they’re also highly sensitive to fluctuations in weather.

One definite result of recent studies is increased interest and funding for long-term research, Wagner says. Such attention could help prevent extinctions like the loss of the Rocky Mountain locust.

“Even insects that can seem very abundant can disappear over a short period of time,” Schowalter says. “But unless somebody is watching or concerned, nobody [will] prevent that.”

 

Importance du travail d’équipe: décideurs, scientifiques et population

Humilité et étude d’impact – pour le bien de tous

Un milieu humide

Au Québec, les milieux humides occupent plus ou moins 17 millions d’hectares ou 170 000 km², soit environ 10 % de l’ensemble du territoire québécois. Qu’il s’agisse d’étangs, de marais, de marécages ou de tourbières, les milieux humides représentent les mailles essentielles de la trame des milieux naturels du territoire québécois. Ces écosystèmes constituent l’ensemble des sites saturés d’eau ou inondés pendant une période suffisamment longue pour influencer la nature du sol ou la composition de la végétation.

Il est mondialement admis aujourd’hui que les milieux humides, perçus comme des terres inutilisables par le passé, jouent un rôle crucial dans le maintien de la vie sur terre au même titre que les terres agricoles et les forêts. Les biens et services écologiques qu’ils procurent à la société représentent indéniablement un moteur pour l’économie locale, régionale, nationale et mondiale. Il est donc primordial de conserver ces milieux, particulièrement dans les régions où le développement urbain a contribué à leur dégradation ou à leur disparition. Ministère de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques

——–

Le privé n’a pas à s’ingérer dans le public: https://www.ledevoir.com/politique/quebec/563005/entrevue-avec-louis-robert

Références consultées dans ce mémoire:

Conférence sur le Bti, Brigitte Poulin, Montréal, 5 juin 2019

Synthèse de l’information sur l’utilisation du Bti, Organisme des BV des rivières Rouge, Petite-Nation et Saumon, août, 2015

Rapport final sur le suivi scientifique annuel mené en 2012 en parallèle aux opérations de démoustication au Bti
sur le périmètre du Parc Naturel Régional de Camargue, avril 2013, Brigitte Poulin avec la contribution de Fanny Albalat, Cécilia Claeys, Laurence Després, Christiane Jakob et Claire Tétrel.

Tour du Valaat, 1954-2014, 60 ans d’engagement pour les zones humides et les homme, Centre de recherche pour la conservation des zones humides midéterranéennes.

Decreasing Bacillus Thuringiensis israelensis sensitivity of Chironomus riparius larvae with age indicates potential environmental risk for mosquito control, Scientific Reports Volume 7, Article no 13565 (2017)

Ecologically Sound Mosquito Management in Wetlands, Xerces Society for Invertebrates Conservation, 2013

 

…Notes (je vais les enlever à la fin de ce travail)

Quel est l’impact de l’accumulation du Bti dans un milieu?Des questions sans réponses

Tout et n’importe quoi : vente de piscine et balle molle après 18h00

…encore des questions

1. Selon quel droit des citoyens demandent qu’on appauvrisse des écosystèmes qui appartiennent à tous les Québécois et ce,  pour des raisons de confort personnel?
2. Selon quelle logique les autorités, en l’occurence le ministère du développement durable, de la faune et des parcs (MDDFP) et les municipalités du Québec permettent-ils qu’on pulvérise ce biocide?
3: N’existe-t-il aucun mécanisme au plan de la planification urbaniste pour empêcher les projets de développement immobilier à proximité des milieux humides?
4: Quelle distance parcourent les moustiques et mouches noires des marais visés; ces insectes se rendent-ils jusqu’aux développements résidentiels?

5. Le Bti n’ayant d’effet sur ses cibles qu’un ou deux jours (puisqu’il se précipite vers le fond de l’eau), qui peut prétendre statuer sur son efficacité?

7. Quels impacts réels sur la faune chez nous? Sur les migrateurs qui viennent précisément pour se reproduire dans nos milieux humides au printemps? Que dire notamment des truites qui se nourrissent presque exclusivement de larves de mouches noires dans certains plans d’eau? Arrivent-elles à changer leur source d’alimentation?
8. Dans quelle mesure d’autres groupes d’insectes aquatiques sont touchés par le Bti?

9. Sachant que le Bti s’accumule dans les sédiments (à l’abri du gel et du lessivage printanier) et demeure actif, sachant également que tout part de la zone benthique (le fond de l’eau) dans ces écosystèmes, quel est l’impact à long terme de cette accumulation et comment quantifier l’impact sur toutes les espèces qui se nourrissent directement et indirectement des lares de chironomes, de moustiques et de mouches noires et de ces 3 espèces au stade adultes également?

10. Quelle est la disponibilité de proies alternatives pour les insectivores et autres prédateurs des larves visées par le Bti?

11. Les chironomes, moustiques et mouches noires jouent des rôles indispensables pour assurer la santé des écosystèmes: nourriture, pollinisation et assainissement des eaux stagnantes. Quel impact global leur élimination a-t-elle sur la faune, la flore, la santé des cours d’eau?

13. Le Bti peut-il entraîner d’autres problèmes sanitaires?

14. QUI protège nos milieux humides au Québec?

La Conservation

  • Les grandes choses commencent par des premiers pas
  • Meilleurs remparts contre les insectes piqueurs: des marais en santé
  • Arrêtons d’handicaper nos milieux humides, arrêtons d’affaiblir leurs fonctions
  • Réapprenons à vivre en Amérique du nord avec les moustiques (45 jours par an)
  • Soyons un leader en Outaouais, osons agir afin de ramener les espèces
  • Soyons une inspiration pour les autres régions

 

Des Hirondelles bicolores qui se réchauffent pendant une tempête de neige.(Keith Williams / Flickr) 2019
Des Hirondelles bicolores qui se réchauffent pendant une tempête de neige.(Keith Williams / Flickr) 2019